Du tumulte de la Fashion Week aux silences de l’astronomie, de l’éco-anxiété amoureuse à la maternité vécue hors norme… Ces récits profondément humains explorent la résilience, la solidarité et la puissance des liens. Des œuvres délicates et nécessaires, qui rappellent que même dans l’incertitude, il reste toujours quelque chose à recoudre… À apprivoiser ou à aimer.

1. Coutures, d’Alice Winocour
Au cœur de la Fashion Week parisienne, Coutures suit Maxine, réalisatrice américaine confrontée à une nouvelle bouleversante. Sa trajectoire croise celle d’Ada, une mannequin sud-soudanaise déracinée. Et celle d’Angèle, maquilleuse française en quête d’une vie plus douce. Trois femmes, trois mondes, un même besoin : retrouver du sens. Sous le vernis du glamour, le film révèle une solidarité inattendue et une révolte intime, celle de femmes qui tentent, chacune à leur manière, de recoudre les morceaux de leur histoire pour se sentir enfin à leur place.
En salle le 18 février.

2. Jusqu’à l’aube, de Sho Miyake
Jusqu’à l’aube raconte la rencontre délicate de Misa et Takatoshi, deux âmes fatiguées qui rejoignent une petite entreprise d’astronomie pour remettre leur vie en orbite. Tandis qu’elle cherche à apprivoiser un SPM envahissant, lui tente de se relever après des crises de panique à répétition. Ensemble, ils apprennent à travailler autrement, à se rapprocher sans brusquerie, à trouver un rythme commun. Dans cette histoire lumineuse et pudique, une simple présence suffit parfois à apaiser l’obscurité intérieure, et à prouver que certaines rencontres réparent autant qu’elles éclairent.
En salle le 14 janvier.

3. Amour Apocalypse, d’Anne Émond
Amour apocalypse suit Adam, propriétaire de chenil et éco-anxieux chronique, dont la vie bascule le jour où il appelle le SAV de sa lampe de luminothérapie… et tombe sur Tina. Une rencontre improbable, bilingue et délicieusement chaotique, qui fait naître une histoire d’amour au milieu du tumulte — tornades, pneus crevés et fin du monde comprise. Malgré son décor apocalyptique, le film est une comédie romantique tendre, décalée et pleine d’espoir, où deux âmes cabossées apprennent à s’apprivoiser et découvrent, presque malgré elles, que l’amour reste un refuge solide même quand tout vacille.
En salle le 21 janvier.

4. Sorda, d’Eva Libertad García
Il y a des films qui nous rappellent que devenir parent, c’est se confronter à ses peurs les plus secrètes. Sorda en fait partie. Angela, sourde de naissance, attend son premier enfant et se demande si elle saura créer un lien avec cette petite fille qui arrive dans un monde où tout semble pensé pour ceux qui entendent. La grossesse réveille ses angoisses, l’arrivée du bébé bouleverse son couple, et Angela doit réapprendre à se faire une place dans un univers qui ne parle pas sa langue. Inspiré du vécu de la réalisatrice Eva Libertad et porté par l’interprétation lumineuse de sa sœur, Miriam Garlo, ce film primé au festival de Berlin explore avec une justesse bouleversante la maternité, la différence et le besoin profond de se sentir comprise.
En salle le 1e avril.