Pourquoi décider est si difficile ?
Soyons claires : votre cerveau n’est pas au top de sa forme après l’accouchement : la chute hormonale est brutale. Ajoutez à ça le manque de sommeil qui transforme votre cerveau en purée, les émotions qui font des montagnes russes, et nous obtenons le cocktail parfait pour être incapable de choisir entre un thé et un café. Alors prendre une décision sur l’allaitement…
Et pendant que votre cerveau rame, la pression externe s’intensifie. Le discours médical, parfois culpabilisant. La famille qui se mêle de ce qui ne la regarde pas. Les copines qui vous racontent leurs expériences comme si elles étaient universelles. Résultat : vous vous sentez coupable, quelle que soit votre décision.
Les vraies questions à se poser (sans jugement)
Alors, comment décider ? En vous écoutant. Première question, la plus importante : avez-vous envie d’allaiter ? Et si la réponse est non, c’est ok. Votre corps le permet-il ?
Parce que crevasses, douleurs, complications médicales, mastites… ce n’est pas toujours une partie de plaisir. Votre état mental le supporte-t-il ? Si l’idée d’allaiter vous file de l’anxiété, si vous êtes déjà à bout, c’est un critère légitime.
Posez-vous aussi les bonnes questions pratiques. Avez-vous besoin de partager la charge avec votre conjoint ? (Spoiler : oui, probablement.) Avez-vous besoin de retrouver votre autonomie après neuf mois de grossesse ? Avez-vous désespérément besoin de dormir plus de deux heures d’affilée ? Toutes ces réponses sont légitimes.
Et surtout, rappelez-vous que la flexibilité est votre amie. Vous pouvez essayer l’allaitement et arrêter si ça ne vous convient pas. Vous pouvez allaiter ET donner le biberon. Mais vous pouvez changer d’avis en cours de route. Vous avez le droit de tâtonner, d’ajuster, de revoir votre copie.
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Décider en paix (malgré les autres)
Pour décider sereinement, il va falloir faire taire le bruit extérieur. Préparez votre phrase magique : « Merci pour votre avis, mais j’ai décidé. » Protégez-vous des commentaires toxiques, limitez les visites si nécessaire, et choisissez vos sources d’information.
Ensuite, faites-vous confiance. Il n’y a pas de « bon » choix universel, juste votre choix. Une mère épuisée et malheureuse ne sert personne, ni elle-même, ni son bébé. Votre bien-être, c’est le bien-être de votre bébé.
Alors respirez, écoutez-vous, et décidez. Quelle que soit votre décision, elle sera la bonne. Le meilleur lait pour votre bébé ? Celui qui vous permet d’être bien dans votre tête et dans votre corps.